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La VAE fête ses 20 ans

par Véronique Izambard

Le 17 janvier 2002, la loi de modernisation sociale créait la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour permettre à toute personne engagée dans la vie active de valider les acquis obtenus de ses expériences, notamment professionnelles, en vue de l’obtention d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat de qualification professionnelle.

Restant trop méconnu cependant, ce dispositif est pourtant un levier essentiel de développement de son employabilité tout au long de sa carrière, entre la formation initiale et la formation professionnelle.

Qu’est-ce que la VAE ?

La Validation des Acquis de l’Expérience : il s’agit de faire prendre en compte ses expériences professionnelles par un jury composé de professionnels du domaine et également d’enseignants qui vérifient la conformité de ces expériences avec le diplôme demandé, pour aboutir à l’obtention d’un diplôme, complet ou partiel.

On sort donc de la voie royale jusqu’ici des études académiques et du passage d’un examen pour mettre en avant des pratiques professionnelles et l’expérience qui en découle.

Hautement démocratique, la VAE est censée permettre à tous d’obtenir un diplôme, une qualification, une certification pour se maintenir sur le marché du travail, valoriser son cv, évoluer professionnellement, négocier un avancement.

Avec ce recul de 20 ans, il apparaît que cet outil est trop peu utilisé.  

Les freins sont nombreux :

  • manque d’information sur la VAE de la part des entreprises, mais aussi des services d’information VAE des écoles ou universités,
  • accès compliqué et peu transparent qui décourage les candidats,
  • réticence des organisateurs à indiquer aux candidats qu’ils peuvent être accompagnés hors institution,
  • certains jurys ne jouent pas le jeu et restent enfermés dans leurs exigences académiques, ou bien sanctionnent un accompagnement extérieur,
  • la composition des jurys est parfois très compliquée, notamment dans certaines régions, et les candidats sont pénalisés par des jurys qui ne sont pas des professionnels du domaine, mais sont susceptibles de bloquer l’accession au diplôme pour des raisons extérieures au sujet.

Enfin, la question des délais et celle de l’accès aux informations se pose cruellement.

Pourtant, dans le contexte actuel de grandes transformations économiques, technologiques et environnementales que nous allons connaître, qui exigent l’adaptabilité des compétences aux besoins des entreprises, ce parcours du combattant semble bien l’outil d’accès à la qualification qui permettra demain de valider des compétences acquises et d’aider au maintien sur le marché de l’emploi, notamment des plus fragiles.

C’est la raison pour laquelle cet outil vertueux dans sa conception doit se réformer pour se mettre réellement au service des salariés, et évoluer pour représenter un véritable levier de reconnaissance des compétences.

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